Quelles normes de sécurité pour les ralentisseurs de voie urbaine ?

Quelles normes de sécurité pour les ralentisseurs de voie urbaine ?

17 août 2021 0 Par Harry

Utiles pour canaliser le trafic et réduire la vitesse des véhicules, les ralentisseurs de voie urbaine sont fréquents aux abords des écoles, sur les parkings, les voies privées et les zones limitées à 30 km/h. Il est important de connaître les normes de sécurité les régissant pour éviter les nuisances excessives.

Les réglementations pour les ralentisseurs de type dos d’âne et de type trapézoïdal

La mise en place d’un ralentisseur de voie urbaine de type dos d’âne ou de type trapézoïdal est régie par le décret n° 94-447 du 27 mai 1994 et la norme NF P 98-300. Cet aménagement, qui sert à réduire la vitesse des véhicules afin de limiter le nombre des accidents de la circulation, doit répondre à des règles précises d’implantation. Il ne peut être installé que dans les agglomérations, dans les aires de repos ou de service sur les autoroutes et les chemins forestiers, sur des voies limitées à 30 km/h. Un ralentisseur de voie urbaine de type trapézoïdal doit toujours comporter un passage piéton, alors qu’il est interdit d’en installer sur un ralentisseur de type dos d’âne. L’écoulement des eaux ne doit pas être entravé, et l’aménagement doit être implanté perpendiculairement à l’axe de la chaussée et sur toute sa largeur. Une signalisation verticale et horizontale visible de jour comme de nuit est également obligatoire.

L’implantation d’un ralentisseur de voie urbaine de type dos d’âne ou de type trapézoïdal est interdite sur les voies qui reçoivent un trafic supérieur à 3 000 véhicules par jour. La même interdiction s’impose sur les voies de desserte de transport public de personnes et celles qui desservent des services de secours. De même, il est interdit de mettre en place un tel aménagement à moins de 200 mètres des limites d’une agglomération ou d’une portion de route à 70 km/h, sur les voies comportant ne pente supérieure à 4 %, dans un virage de rayon inférieur à 200 mètres, en sortie de virage et sur un pont ou dans un tunnel, et à moins de 25 mètres de part et d’autre.

Les réglementations pour les ralentisseurs de type cousin berlinois

Aucun texte ne régit la mise en place de ces types de ralentisseur de voie urbaine. Cependant, le centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA) a émis des recommandations en la matière à l’endroit des gestionnaires de voirie. L’utilisation des coussins berlinois est limitée aux agglomérations, aux voies de lotissement, aux sections de voie limitées à 30 km/h, aux parkings et aux aires de repos routières et autoroutières. Leur implantation est interdite sur les voies qui supportent un trafic de plus de 6 000 véhicules par jour, à moins de 200 mètres des limites d’une agglomération, sur les voies dont la pente est supérieure à 6 %, dans les virages de rayon inférieur à 200 mètres, en sortie de virages à une distance de moins de 40 mètres et sur les chaussées comportant plus d’une voie de circulation par sens. La même interdiction est valable pour les voies desservant des centres de secours, pour les ponts et les tunnels, et à moins de 25 mètres de part et d’autre.

S’il s’agit d’une voie à double sens de circulation de 6 mètres à 7,40 m de large, l’espacement entre deux coussins berlinois doit être compris entre 1 m et 1,20 m. L’espacement entre le trottoir et le coussin doit être compris entre 0,70 m et 1,20 m. Une ligne continue doit précéder et succéder l’implantation des coussins d’au moins 10 m d’une voie à double sens de circulation avec passage piéton, et l’espacement entre les coussins doit être inférieur ou égal à 1 mètre. L’espacement entre le trottoir et le coussin doit être inférieur ou égal à 1,20 m, et une ligne continue doit être mise place avant et après le passage piétons, à au moins 10 m de part et d’autre. Enfin, le passage piéton doit avoir une longueur comprise entre 3 m et 5 m.